
Depuis 1991, la ville de Ouahigouya entretient une coopération décentralisée avec celle de Chambéry en France. Cette coopération cherche à rapprocher les habitants des deux cités. Mieux se connaître, mieux se comprendre et ensemble mener des actions de solidarité. Tels sont les objectifs de cette coopération qui s’est déjà traduite par l’exécution d’une vingtaine de projets novateurs répondant aux besoins des populations, des échanges culturels, le partage d’expériences, etc.
Pour jeter un regard rétrospectif en vue d’envisager l’avenir, les coordonnateurs de cette coopération ont animé un point de presse le 3 novembre dernier à Ouahigouya. Il s’agit de Issaka Sawadogo du côté de Ouahigouya et de Samuel Caillault du côté de Chambéry. Mme Rose Guinard, chargée du dossier de la culture en France ; Mme Sougouri Thérèse de la mairie de Ouahigouya et Mady Ouédraogo, chargés des affaires générales à la même mairie ont aussi assisté aux échanges avec la presse locale. Face aux hommes de médias, il était question pour chacun d’eux de faire l’état des lieux de la coopération.
Pour M. Sawadogo, il y a des motifs de satisfaction étant donné que la ville de Ouahigouya a bénéficié d’un appui d’investissement, de matériels et de la coopération hospitalière. Tous ces acquis, selon lui, s’avèrent très nécessaires, voire indispensables dans le processus de la décentralisation. En 18 ans de coopération, la ville en a profité, a-t-il souligné. De son côté, Samuel Caillault voit les réalisations comme les symboles de la confiance et de la bravoure des autorités communales de Ouahigouya qui n’ont cessé de coopérer et d’échanger sur des points capitaux pour le développement de la ville.
Rose Guinard, responsable du dossier culturel à Chambéry, a aussi fait le point du Festival interculturel Laafi-bala qui se tient chaque 2 ans à Chambéry. Ce festival, selon Mme Guinard, regroupe plus de 80 Burkinabè composés d’artistes, d’artisans et autres. Et M. Caillault d’ajouter que Laafi-bala est aussi une occasion unique et ludique pour découvrir les projets de la coopération entre les deux villes et aussi prendre le temps de s’interroger sur les inégalités Nord/Sud et surtout la rencontre interculturelle. Cette coopération associe aujourd’hui les élus locaux, les services municipaux mais aussi les acteurs de la société civile et les populations des 2 villes afin de mener à bien les projets discutés au niveau des 2 villes à travers des commissions de travail. Outre l’appui institutionnel et l’accompagnement, 12 associations de Ouahigouya ont bénéficié du soutien multiforme dans le volet social.
Comme perspectives, M. Caillault a fait savoir que la coopération veut s’orienter vers une nouvelle dynamique en prenant en compte les préoccupations des populations. D’où le renforcement de la coopération culturelle avec aussi l’implication du Conseil régional du Nord, l’appui des troupes culturelles pour faciliter leurs tournées. Dans cette dynamique, au-delà de la culture, un appui en adduction d’eau potable sera une réalité. Les préoccupations des hommes de médias ont beaucoup porté sur le choix des participants au festival Laafi-bala.
Par Adama SINARE
Source: Le Pays