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L’aspect des collectivités territoriales de l'espace UEMOA dans le développement économique Echanger sur les voies et moyens d’impliquer les populations (organisées et responsabilisées à la base) dans la création de richesses pour leur épanouissement. Tel est l’objectif recherché par les initiateurs de la conférence sur "la contribution des autorités régionales et locales au développement économique". La rencontre tenue les 26 et 27 novembre 2009 à Ouagadougou, est une initiative conjuguée de l’Union européenne, de la Commission de l’union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et du Forum global des associations (FOGAR). Cadre de réflexion et d’échange, la conférence a réuni des acteurs et experts de pays ayant une expérience avérée en matière d e régionalisation et ceux qui font leurs premiers pas en la matière. Dans son allocution d’ouverture, le président de la Commission de l’UEMOA, Soumaïla Cissé, représenté par le commissaire Ibrahim Tamponé a reconnu que "le développement véritable sera avant tout, local ou ne le sera pas". Pour justifier ses propos, M. Cissé a jeté un regard sur les crises répétitives qui secouent la planète et qui révèlent au grand jour que les modèles de développement prônés jusqu’alors ont montré leurs limites. C’est pourquoi, il a déclaré que la politique d’aménagement du territoire communautaire, adoptée par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA en janvier 2004, accorde une importance capitale à la décentralisation et au rôle que doivent jouer les collectivités territoriales dans le processus de développement équilibré dans l’espace unitaire. "L’Union vise la mise en place d’un cadre institutionnel et réglementaire dans lequel devront se dérouler les mutations qui feront des collectivités locale, s des acteurs crédibles et performants du développement économique et social aux côtés des Etats", a indiqué Soumaïla Cissé. Et d’ajouter que ce cadre pourrait être dénommé "Plate-forme des collectivités territoriales". Il servira à fédérer les efforts de l’Union et d’autres partenaires pour rendre opérationnels les outils de structuration et d’organisation, des entités infra nationales afin de faire d’elles des partenaires crédibles. Ainsi, grâce et par cette plate-forme, les partenaires pourront s’organiser pour l’accompagnement et la formation des moyens nécessaires aux collectivités territoriales. Les domaines d’intervention sont l’approfondissement de la démocratie locale, l’appui à la gouvernance et au renforcement des capacités des élus, la mise en place effective d’une administration locale de développement. Les partenaires appuient également l’élaboration des plans locaux de développement appropriés pour une meilleure organisation de la lutte contre la pauvreté et l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). De son côté, le ministre d’Etat burkinabè, ministre des Affaires étrangères, Bédouma Alain Yoda s’est appesanti sur la situation au Burkina Faso. En effet, de son avis, le processus de décentralisation a connu un réel démarrage avec l’adoption de la Constitution du 2 juin 1991. Celle-ci consacre l’organisation du territoire en collectivités territoriales, dotées de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Pour le ministre Yoda, les objectifs visés par cette décentralisation visent à assurer le développement à la base, à renforcer la démocratie et à promouvoir la gouvernance locale. "Nous considérons qu’en raison de sa taille, la région est le cadre idéal de planification du développement local et que son organe élu qu’est le conseil régional doit jouer sa partition dans le domaine économique en favorisant l’émergence de pôle de développement", a affirmé Alain Bédouma Yoda. Les deux jours de travaux ont été l’occasion d’aborder plusieurs sujets. Il s’agit entre autres, de "la politique régionale européenne comme source d’inspiration des pays et des régions africaines", "l’analyse des expériences en matière de décentralisation, de sauvegarde de l’environnement et l’équilibre entre les milieux rural et urbain", "le rôle des groupements régionaux dans le processus de développement et d’intégration", etc. Source : SIDWAYA Alban KINI
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